La randonnée avec un bébé dans le dos

Avant de finir sur les vacances qu’on a passé à Moustiers Sainte-Marie, je vais m’attarder sur une petite randonnée qu’on a testé dans les gorges du Verdon.

Raconter une rando, rien de sensationnel vous allez me dire.

Sauf que la balade de 6 km, je l’ai faite avec mon fils dans le porte-bébé, sur mon dos.

 

Les deux semaines que nous avons passé là-bas auraient eu un goût d’inachevé si on avait pas été au moins une fois se balader dans les plus belles gorges d’Europe

J’ai un peu hésité, mais finalement on a pris la décision d’emmener notre fils de 19 mois. Nous avons un porte-bébé et c’est l’occasion de l’éprouver aux conditions extrêmes. Et oui je dois vous vendre de l’aventure

 

Le parcours est le suivant : le long des gorges, entre Moustiers et La Palud se trouve le départ d’une des randonnées les plus populaires et accessibles du coin, le sentier des pêcheurs. 6km, descente jusqu’au Verdon, et remontée avec des beaux points de vues en perspective. L’équipe est composée de mon épouse, sa mère (plus sportive que nous), bébé et moi, accompagnés de la belle-soeur de la belle-mère (oui, je sais je vous ai perdu).

Départ de bon matin, 10h30 avec grand soleil, 25°C environ.

 

C’est parti pour 2 à 3h de marche. On a bien prévu les chaussures adéquates, ce qui va nous éviter bien des mésaventures comme lors d’une précédente balade dont je vous relaterais plus tard l’imprudence de notre part

 

Le début est plutôt agréable, descente raide, chemin praticable, beaucoup d’ombre, on est très excité d’être là. Le loulou est dans mon dos et ne dit rien.

Le paysage se dégageant petit à petit, nous commençons à apercevoir le Verdon et sa couleur bleue ciel.

En moins d’un quart d’heure, on a déjà l’impression d’être arrivés en bas. Ça déroule, c’est facile dans ce sens

 

On arrive bel et bien en bas très rapidement, et on peut contempler cette magnifique rivière qui creuse ses fameuses gorges.

 

Le tracé longe pendant un moment le Verdon, et on arrive sur un passage un peu délicat. Il s’agit de monter sur des rochers, en hauteur au dessus de l’eau avec l’aide de poignées ancrées dans la pierre. Un peu dangereux même, j’ai un bébé dans le dos et à la moindre fausse manœuvre, je peux faire une chute qui pourrait vraiment nous abimer. Je peux vous dire que j’ai eu les mains fermes et la poignée verrouillée. Je n’ai jamais été aussi prudent je crois.

Une fois l’obstacle passé, nous retrouvons une partie un peu plus conventionnelle. Par contre, ça remonte. Nous continuons, on fera la pause vers midi un peu plus haut.

Ma femme me souffle discrètement que notre titi s’est endormi sur moi, malgré l’allure et le chemin irrégulier

Que c’est mimi.

Nous arrivons sur un plateau, il va être temps de s’arrêter. On se pose donc sur un tronc d’arbre, je défais le porte-bébé et là je me rend compte à quel point j’ai transpiré dans le dos !!!! Mon tee-shirt est trempé, et je ne vous raconte pas dans l’état qu’est notre fils. Le pauvre !!! Et il s’est endormi comme ça.

Je nous met torse nu, histoire de faire sécher tout ça. Avec le grand soleil et la chaleur qu’on redécouvre en sortant du bois, ça devrait le faire.

 

Nous mangeons nos sandwichs et je profite de ce repos pour aller voir les points de vues de ce plateau.

Magnifique, je n’ai pas d’autres mots tellement c’est beau. Je bombarde de photos. Mode paysage, portrait, panoramique, toutes les fonctions de l’Iphone y passent.

Y’a pas à dire, ces gorges du Verdon sont à la hauteur de leur réputation. Des falaises très hautes, la rivière bleue ciel et la végétation au côté des rochers contribuent vraiment à la beauté de la carte postale.

Je profite quelques minutes de la solitude (oui car il n’y a pas grand monde finalement) avant de regagner les miens.

 

Nos affaires sont à peu près sèches, j’enfile le porte-bébé avec mon fils dedans et nous repartons.

D’entrée ça grimpe fort. Une léger écoulement d’eau commence à apparaitre avant de laisser place à un véritable petit ruisseau à la place de notre chemin. On a pas le choix, on va finir les pieds dans l’eau. Et finalement c’est presque agréable.

La montée nous essouffle petit à petit. Pour des non-pratiquants, c’est pas mal comme parcours. Je transpire de nouveau du dos et le titi commence à en avoir marre.

Un kilomètre avant l’arrivée, il craque. Lui qui a été courageux tout le long du parcours se met à pleurer et à se tortiller dans tous les sens.

Il a d’ailleurs été un ange pendant presque 3 heures, s’endormant plus de 30 min. On ne l’a pas entendu et comme nous il a profité du paysage. Et malgré ses 11 kilos, je l’ai vraiment bien supporté. Le porte-bébé y est pour beaucoup aussi.

 

Ma belle-mère me propose de le porter pour les quelques dernières centaines de mètre. Je ne refuse pas, elle a une patate d’enfer . J’en profite pour attendre ma chérie et on finit le parcours ensemble, un peu à la traine.

 

On arrive en haut, au bout des trois heures prévues. On souffle 5 min, on boit un coup et on redescend en voiture jusqu’au camping.

 

Bilan de cette randonnée ?

Étant annoncée tout public, nous n’avons pas été déçus. Le parcours est tout à fait abordable pour n’importe qui savant marcher. Avec un bébé pas trop difficile, c’est jouable, et à part la transpiration, je n’ai pas été gêné.

Seul bémol, le passage contre la paroi rocheuse en bas. Avec mon fils dans le dos, je n’étais vraiment pas serein et même tout seul, tout le monde ne sera pas à l’aise pour franchir cette petite embûche.

Les points de vues en valent la chandelle, et pour un petit entrainement avant d’enchainer une vraie randonnée, ce sentier des pêcheurs est vraiment sympathique.

Les nombreuses voitures garées au point de départ peuvent donner l’illusion d’une affluence énorme dans les bois, mais il n’en est rien. Nous n’avons pas vu tant de monde, et on peut vraiment se sentir tout seuls par moment.

En deux mots, n’hésitez pas.

Laisser un commentaire